À PROPOS

Une légende autochtone sur les capteurs de rêves

Alors que j’étais toute jeune, on m’a raconté que le capteur de rêves tirait son origine d’un peuple autochtone d’Amérique du Nord appelé la nation ojibwé. Aussi loin que je me souvienne, cet objet a toujours suscité chez moi beaucoup de curiosité pour ses légendes. C’est un plaisir pour moi de partager avec vous l’une d’entre elles… 

Voici donc :

Les aînés racontent que les araignées avaient comme mission de protéger le landau des nouveau-nés. Pour ce faire, ces minuscules asabikeshis (En langue ojibwé, ce terme signifie araignée.) tissaient des toiles de fil de soie autour des aires pour nourrissons. 

Une fois la toile bien ancrée, elle permettait d’attraper dans ses embranchements les mauvais esprits. Les bons esprits avaient alors l’aisance, par la suite, de se faufiler à travers les maillons.

Les rêves des poupons se voyaient ainsi bercés par de bons esprits et protégés d’éventuels cauchemars. 

Ma petite histoire d’une plante herbacée boréale

J’ai grandi dans une région nordique, dans la ville de Gagnon. Cet endroit était tapissé par la forêt boréale. Les fleurs indigènes furent autrefois des objets servant à la préparation de mes soupes pour jouer à la maman et au papa avec mes amis. 

La présence du thé du Labrador, de l’épilobe en épi et de petits bleuets sauvages ont garni entre autres mon terrain de jeu pendant de longues années. L’épilobe en épi ou laurier de Saint-Antoine, connu en anglais sous le nom de fireweed, remonte donc assez loin dans mes souvenirs. 

C’est lors d’un séjour au Yukon et en Alaska que cette fleur est revenue dans ma vie. À ma grande surprise, une petite boutique artisanale vendait de la tisane "fireweed tea" fabriquée à base de cette plante herbacée de la famille des onagrariacées. Aussi, il y avait des champs parsemés de bouquets roses à perte de vue. Quelle heureuse surprise! Des pensées qui émergeaient tout partout dans mon esprit me ramenaient à mon enfance.

Lorsque j’assemble les mots curiosité, passion et souvenir, cela me procure un état d’effervescence et fait naître plein d’idées dans ma tête, dont celle que je vous présente ici et que j’ai appelée le Capteur boréal. 

Le capteur puisqu’il permet de capter l’énergie et boréal pour la nature d’une forêt riche en ressources et qui m’a offert une enfance exceptionnelle dans un environnement paisible. 

Je souhaite partager avec vous cette douceur qui a su captiver si délicieusement mes papilles par ses essences boréales. 

J’espère que les infusions ou la gelée d’épilobe en épi vous permettront de vivre une aventure forestière haute en saveur! 

À la vôtre!

Sylvie Gemma Pellerin

© Le Capteur Boréal

 Sylvie Gemma Pellerin

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